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EXPOSITION du 02/04/2011 au 19/06/2011 - Centre photographique d’Ile-de-France

Assemblages

Vernissage le samedi 2 avril à 12h30

PATRICK TOSANI

Exposition prolongée jusqu'au 10 juillet !

Le Centre Photographique d’Île-de-France est heureux d’annoncer l’exposition personnelle de Patrick Tosani, intitulée Assemblages, présentée du 2 avril au 19 juin 2011.

À cette occasion, l’espace singulier du CPIF permet à Patrick Tosani de déployer et d’articuler trois séries récentes et inédites de photographies dont certaines, de très grands formats, réalisées à la mesure de ce vaste lieu.

L’exposition conçue comme un dispositif d’expérimentation, travaille l’espace avec des images amplifiées et incite au mouvement. L’artiste invite le visiteur à rejouer l’expérience à l’oeuvre dans certaines images où le corps se confronte à une modélisation de l’architecture ; à ceci près que le rapport d’échelle est inversé, puisque l’observateur se trouve entouré d’objets et de corps monumentalisés.

En effet, dans la lignée de ses précédents travaux, les photographies installées au CPIF résultent d’expériences ; les objets sont soumis à diverses actions : des maquettes d’architectures sont juxtaposées à des parties de corps humain qui paraissent surdimensionnées - Architecture et corps, 2006 ; elles sont éclairées, perturbées, creusées de perspectives contradictoires par des vues urbaines projetées en diapositives - Architecture et photographie, 2006-2007 ; soit encore recouvertes de peinture fraîche appliquée selon différents procédés (coulure, brossage ...) - Architecture et peinture, 2009-2010.

Tous ces éléments interagissent et se confrontent jusqu’à ce que quelque chose advienne : un événement visuel ou spatial que la photographie enregistre interrogeant l’apparence des choses et notre perception du monde.
Si l’objet reste reconnaissable, sa fonction devient incertaine. Débordé par une matière mouvante, l’archétype, le « substrat de réalité » qu’est la maquette devient précaire, forme en devenir, matière organique. Une réalité plus concrète et précise est réintroduite, une certaine corporéité vient perturber l’ordre idéal de l’architecture, le métamorphose.

Le trouble jeté sur la perception et la reconnaissance est moins lié à l’objet/sujet de la photographie qu’à la nature du medium. Le titre Assemblages se réfère aussi bien à ce qui se passe dans l’image, à l’agencement des rapports complexes entre photographie, peinture et sculpture, surface et volume, image et espace, qu’à l’articulation des trois séries dans l’espace du lieu, à la retranscription d’une présence, d’un trajet, d’un rapport au monde.