Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!


Minä Sinä Me



Parcours photographique finlandais, Minä Sinä Me regroupe les travaux de sept artistes. Il s'agit d'un ensemble d'expositions qui ont lieu au Centre Photographique d'Ile-de-France, à l'Institut finlandais et à la Galerie cent8. Ce projet a reçu le soutien de l'Ambassade de Finlande.


Le portrait fait partie des thèmes de recherche ancestraux de l'histoire de l'art, dont la nouvelle génération finlandaise s'est emparée à son tour, comme Marjaana Kella, pour interroger la nature du médium photographique, dans le sillage de Pekka Turunen qui, depuis vingt ans, déplace les frontières du portrait en Finlande.

Marjaana Kella

Marjaana Kella travaille par séries successives, que ce soit le portrait ou le paysage extérieur ou intérieur.
(1) Pour la série « Hypnothies »1997-2000, l'artiste suit un processus scrupuleusement, utilisant une chambre et faisant seize images de chaque sujet hypnotisé. Toutes les images sont prises avec une faible profondeur de champ et une lumière uniforme. Elle recadre rarement pour s'intéresser plutôt au détail, à la pose et à la couleur. Toute cette matérialité compense ce qui n'est pas représenté : le visage et le regard. Ce manque provoque donc par défaut un questionnement plus large sur la densité et l'opacité des surfaces. L'hypnose devient comme une méthode de dissection du processus traditionnel du portrait, induisant une impression de distanciation dans le fait de vouloir justement montrer ce qui n'est pas représenté. Les postures sont extrêmement singulières, le visage laissant apparaître comme la surface du rêve ou du cauchemar : les yeux fermés, chacun songe, sourit ou pleure face à nous. Chaque image devient le miroir d'une expérience où tout récit potentiel peut s'infiltrer.
Pekka Turunen

Pekka Turunen est considéré comme le précurseur du portrait photographique finlandais. Emblématique d'un questionnement de la couleur comme du traitement du sujet, il engage au début des Années 80 un travail à long terme, alimentant une recherche qui révèle d'emblée un sens aigu des réalités du quotidien à travers les lieux et les personnalités rencontrées.
Pekka Turunen joue des couleurs ou du flash, des cadrages comme des hors-champs avec un regard très cinématographique, libérant la photographie de ses standards pour déplacer le joli portrait vers une image sans compromis et dont les références induisent des choix précis de fond et de forme.
Travail engagé, en terme de questions sociales, écologiques ou plus largement humaines. L'individu prend sa place à l‘intérieur de l'image au vrai sens politique, c'est-à-dire dans son sens premier, comme un « droit de cité », de la même façon qu'il investit son environnement, s'y accommode ou s'y débat. Solitude et ténacité, sensualité et dureté cohabitent dans le cadre et se répondent d'une image à l'autre. Les années passent, entre traditions et transgressions, paysages et coutumes, costumes et saisons. Ces photographies témoignent certes d'un quotidien, mais encore et surtout de la persistance sauvage d'une humanité, de ce qu'une présence peut révéler de riche comme de grinçant, d'identitaire comme d'universel, avec une sincérité redoutable.



Heli Rekula

« Here today, Gone tomorrow « (1998) reprend les thèmes essentiels de Rekula comme l'innocence et la perte de l'innocence, qu'elle traite précisément à travers l'image de la socialisation que subit l'enfant pour accepter sa condition de femme dans la société.
Les images véhiculées par la culture constituent des idéaux et des modèles qui structurent la conception que nous nous faisons de notre propre corps et de notre identité. « Here today, Gone tomorrow » montre pendant quatre minutes une enfant qui pose comme une touriste devant l'appareil puis fait la moue à la façon d'un mannequin pour une publicité. Les plans fixes se succèdent en fonction des poses et déplacements de l'enfant, de face ou de dos. Plage, piscine, monument, zoo et grande roue servent de toile de fond, de lieux de passage pour ceux qui ralentissent pour la regarder ou sans la voir, tandis que sa présence nourrit un flottement dans l'image. Le montage provoque des effets de rythme parfois décalés entre les gestes de l'enfant et le décor. Peu à peu, la fille perd tout comportement appris et oublie la présence de l'appareil pour laisser la spontanéité de l'enfance prendre le dessus.




Source Texte : cpif (http://www.cpif.net)

Genre : exposition
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Marjaana KELLA (photographe), Pekka TURUNEN (photographe), Heli REKULA (photographe), Maarit HOHTERI (photographe), Aino KANNISTO (photographe), Ilkka HALSO (photographe), Sanna KANNISTO (photographe),
Passage(s) : Centre photographique d'Ile de France Pontault-Combault 77340 ,
Source Artishoc : cpif - http://www.cpif.net

A voir :