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Visites des expositions d'Andreas Gursky et Jochen Gerz
Visite commentée au Centre Georges Pompidou.
Andréas Gursky
Né à Leipzig en 1955, Andreas Gursky a grandi à Düsseldorf, où son père était photographe commercial.
A la fin des années soixante-dix, il étudie à la Folkwangschule d'Essen, établissement "phare" de l'enseignement photographique traditionnel en Allemagne, alors dirigé par Otto Steinert qui y promeut une photographie subjective, basée sur l'idée de créativité personnelle qui avait cours au Bauhaus des années trente.
Andreas Gursky complète cette formation, en entrant en 1980, à l'Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, où est développée une esthétique photographique impersonnelle particulière, s'intéressant à l'architecture industrielle.
Gursky adopte d'abord ce style, mais remplace le noir et blanc par la couleur ; parmi ses premiers projets, figure une série de photographies de gardiens d'immeubles de bureaux.
En 1984, il commence à se libérer et crée une série d'images de marcheurs, de nageurs et d'autres images du temps libre. En 1990, à l'occasion d'un voyage au Japon, il photographie la bourse de Tokyo, s'inspirant en partie d'une image parue dans un quotidien.
Ce sera la première d'une longue suite d'images conçues et "programmées" d'avance. Il voyage beaucoup et partout à la recherche de sujets qui incarnent notre temps : immeubles d'habitations et de bureaux gigantesques, aéroports, événements sportifs, objets de consommation de luxe.
Jochen Gerz
Né à Berlin en 1940, Jochen Gerz vit et travaille en France depuis 1966.
Artiste pluridisciplinaire, il a réalisé de nombreuses performances, des installations, des oeuvres photographiques associant de façon unique le texte à l'image, ainsi que des vidéos.
Au cours de ces dernières années, son travail s'est de plus en plus impliqué dans l'espace public : il a réalisé notamment dans le cadre de commandes publiques des anti-monuments à Berlin, Hambourg ou Biron.
Ces projets ont fait l'actualité parce qu'ils mettaient en jeu tant la mémoire collective que la responsabilité du corps social. Refusant avec une rare obstination depuis plus de 30 ans d'enfermer sa démarche dans une relation commerciale et aseptisée avec le public, Gerz occupe une place unique dans l'art contemporain.
L'exposition démontre au travers de quelques installations et de l'intégralité des bandes vidéos nouvellement restaurées, une approche quasi épistémologique des médias, en tant que supports par lesquels passe sa relation au public.
Du cri primordial d'avant le verbe, nous passerons au mot d'une écriture réitérative, sans syntaxe, mot-cri de la conscience au Monde inlassablement inscrit et dont l'effacement aura valeur de paradigme d'une séparation irrémédiable entre l'art et la vie.
L'image enfin, stade ultime d'un mode de communication contemporain dont les éthologues affirment qu'elle peut être décryptée par ceux qui n'ont qu'une conscience "innocente", en particulier les grands singes, est prise en défaut dans sa prétention à être ce qu'elle ne fait que représenter.L'oeuvre de Jochen Gerz est entièrement placée sous le double signe de la valorisation de l'absence et du discrédit de la présence.
Rendez-vous sur place, 19 rue Beaubourg,75004 Paris. (M° Rambuteau)
devant la caisse n°7 au rez-de-chaussée du Centre.
Source Texte : cpif (http://www.cpif.net)
Genre : atelier
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Jochen GERZ (photographe), Andreas GURSKY (photographe),
Passage(s) :
Source Artishoc : cpif - http://www.cpif.net
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