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One Hundred Eyes
Il n'y a en réalité aucun crime, nul corps, nul assassin. La réponse est conditionnée, manipulée. Le mystère ne m'intéresse pas en réalité.
Conçue comme une installation, l'exposition de Mac Adams met en scène les relations que nourrit l'image photographique avec le récit, et plus spécifiquement, avec le fait divers. Faisant le lien avec ses oeuvres narratives plus anciennes, le projet rassemble les éléments d'une enquête synthétisant les préoccupations de l'artiste depuis les Années 70.
Mac Adams est né à Brynmawr (Pays de Galles), Royaume-Uni, en 1943
Après ses études au College of Art de Cardiff et à la Tutgers University, il expose régulièrement depuis 1967 en Grande-Bretagne et bientôt aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, ainsi qu'en Europe.
Il enseigne actuellement à l'Université de l'Etat de New York.
Il vit et travaille à New York
Dans les années 70, j'ai commencé à explorer l'idée de la narration à la première personne au moyen d'images. J'appelle ce travail mes images psychopathes de la première personne. Le spectateur voit au travers des yeux du criminel. J'ai initié ce travail avec l'oeuvre The Toaster, puis il s'est développé de façon plus articulée dans Swing, jusqu'à cette dernière pièce One Hundred Eyes.
L'écrivain américain Jim Thompson a exploré cette idée - plus, je pense, que Camus dans L'étranger. Je voudrais utiliser une citation de Le démon dans ma peau : elle donnera une idée de ce que je voudrais faire d'un point de vue photographique. C'est Lou Ford, le shérif meurtrier, qui prononce ces mots, juste après avoir brutalement assassiné plusieurs personnes.
" J'ai parfois traîné dans les rues, je me suis appuyé contre la vitrine d'un magasin avec mon chapeau relevé vers l'arrière et une botte accrochée par derrière à l'autre talon, vous m'avez probablement vu si vous êtes venus par ici - je restais comme ça, debout, l'air gentil, sympathique et stupide, comme s'il ne me viendrait même pas à l'idée de pisser si mon pantalon était en feu. Et chaque fois, au fond de moi, je ris à en mourir. Rien qu'à observer les gens."
Il utilise l'apparence de la normalité du quotidien comme façade pour couvrir ce comportement psychotique plus sombre. J'ai toujours été fasciné en regardant des albums de photos de famille, particulièrement par le langage des corps et des objets dans les photos. On voit apparaître une histoire totalement différente, un contrepoint aux surfaces posées généralement heureuses. J'aime explorer différentes structures visuelles. Je me réjouis d'installer ce nouveau travail One Hundred Eyes. J'essaie quelque chose que je n'ai jamais fait auparavant.
Extrait d'un entretien avec Mac Adams, 2001
Source Texte : cpif (http://www.cpif.net)
Genre : exposition
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Mac ADAMS (photographe),
Passage(s) : Centre photographique d'Ile de France Pontault-Combault 77340 ,
Source Artishoc : cpif - http://www.cpif.net
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