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« Marianne »
Installation à l'Hôtel de Ville de Pontcarré du 1er mars au 5 avril 2003
Raphaël Boccanfuso
Installation du buste de « Marianne »
à l'Hôtel de Ville de Pontcarré
Du 1er mars au 5 avril 2003
Raphaël Boccanfuso a travaillé parallèlement pour les trois lieux, intervenant dans trois contextes, installant des affiches dans l'espace public à Pontault-Combault dans le cadre des projets hors-les-murs du CPIF, une de ses « Marianne » à l'Hôtel de ville de Pontcarré, ou encore une installation in situ devant l'espace d'exposition de la Ferme du Coulevrain dans le cadre de sa résidence au SAN de Sénart.
« Marianne » en salle du conseil de la Mairie de Pontcarré
du 1er mars au 5 avril 2003
L'artiste considère le buste de Marianne comme un support de communication dont il s'empare afin d'exploiter son potentiel à valoriser le modèle choisi. Effigie anonyme au départ au service de la République, les « Marianne » servent aujourd'hui la notoriété des modèles choisis (Mireille Mathieu, Catherine Deneuve, Laetitia Casta, etc.). Constatant que la législation autorise toute représentation subjective de Marianne, Raphaël Boccanfuso propose de lui donner les traits de sa galeriste, Patricia Dorfmann. Il s'agit ensuite de restituer au nouveau buste sa fonction en la réinstallant dans une réalité sociale, c'est-à-dire dans différentes mairies qui acceptent de l'accueillir en salle du conseil pour un temps donné ou définitivement. L'artiste joue avec les canons de l'art officiel et manipule une nouvelle fois les codes de représentation, tout en effaçant ici la main du sculpteur et son interprétation. Utilisant un scanner 3D, technique habituellement appliquée à l'industrie, il permet à sa « Marianne » de s'inscrire comme les autres dans son temps, de subir l'interprétation stylistique de son époque, modélisé numériquement.
Réappropriation de l'imagerie numérique
Ces trois projets, dans des formes très différentes (affiches, sculptures, installation), se nourrissent justement d'une logique en dehors de tout lien formel prédéterminé, au sens où chacun des projets produit une forme a priori totalement différente de la précédente, indépendamment de tout savoir faire ou spécialisation. Au contraire, quand Raphaël Boccanfuso propose de donner à la « Marianne 2002 » les traits de sa galeriste, il ne se présente par comme sculpteur, pas plus qu'il ne se revendique illustrateur quand il utilise les codes des techniques d'illustration de projets architecturaux, ou encore photographe quand il photographie les monuments de Paris ou plus largement de grands bâtiments contemporains, avant de retoucher les images à la manière des documents télévisuels, pixellisant chaque œuvre bâtie pour en interroger l'anonymat.
Problème de représentation
Dans ces trois cas, l'artiste met à son service l'imagerie numérique en en détournant l'utilisation de ses qualités commerciales, politiques ou juridiques. A chaque fois, l'image véhicule les symboles de son utilité dans un autre contexte : dans un cadre juridique pour les grands bâtiments contemporains pixellisés, dans un univers fantasmé pour « l'Illustration non contractuelle à caractère d'ambiance », dans le rapport « privé/public » pour la « Marianne 2002 ». Chaque représentation pose les questions de son existence-même, comme celle de ce qu'elle représente. Un jeu d'emboîtements s'instaure à l'intérieur de chaque œuvre et d'une œuvre à l'autre, dans l'assemblage décalé que la réflexion de l'artiste met en œuvre, paradoxalement aux moyens employés ou aux résultats obtenus.
Quelle image pour quelle réalité ?
Les types de représentation extrêmement codés que l'artiste utilise illustrent un iconoclasme de principe. Ses photographies de paysage urbain retouchées sont publiées sous forme d'affiches et de cartes postales, interpellant le promeneur avec une réalité stabilisée par un imaginaire collectif dans son ensemble, mais dont la lecture individuelle et répétitive peut cultiver une ambiguïté quant au statut et message de telles images.
Raphaël Boccanfuso nous promène de décalage en décalage, partant d'une réalité visible (les édifices célèbres) pour la déformer ou, mimant cette réalité pour qu'on la confonde (Marianne), ou encore partant d'un projet architectural à partir d'un plan en 3D pour que la photographie de ce projet, encadré dans un contexte « vendeur », rapproche de la réalité un édifice totalement virtuel, à la fonction indéterminée bien qu'ayant un aspect propre.
Il s'agit plus de frictions avec la réalité que d'un intérêt quelconque pour la fiction qui motivent les œuvres de l'artiste. Le spectateur s'empare de chacune des propositions comme autant de transferts d'une image à une autre, d'une image à une réalité et réciproquement. A la ferme du Coulevrain, le lieu d'exposition est lui-même transféré, dans la mesure où l'œuvre est installée à l'extérieur, et que le préfabriqué s'apparentant à un bureau de vente immobilière, installé dans la cour de la ferme, abritera le bureau de la personne chargée des expositions, et donc de la vente du projet.
Raphaël Boccanfuso
EXPOSITIONS PERSONNELLES
Ville nouvelle de Sénart, 2003.
Centre photographique d'Ile-de-France, Pontault-Combault, 2003.
La borne, Orléans, 2003.
Vks, programmation vidéo et shop, Toulouse, 2003.
Marianne 2002, Galerie Patricia Dorfmann, Paris. 2002.
Sans titre, la BF 15, Lyon, 2002.
RB/RF, Mairie du IX arrondissement, Paris, 2002.
Spécial Dédicace, Galerie Mire, Genève. 2001.
Avec tous nos remerciements, soirée ena, Centre national de l'estampe et de l'art imprimé, Chatou, 2000.
Centre National de la Photographie, Paris, 1998.
Centre d'Art Contemporain, Rueil-Malmaison, 1998.
EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)
périphéries, Orléans, 2003.
avant travaux, école d'architecture de Versailles, 2003.
dévoler, vivent les Frac (suite), Institut d'art contemporain, Villeurbanne, 2001.
Expérimenter le réel, Centre d'art Contemporain Cimaise et portique, Albi, 2001.
Constellations, galerie Patricia Dorfmann et divers lieux, Paris. 2000.
Ailleurs 4, ACC Galerie, Weimar, 2000.
Art actuel, Drouot Montaigne. Vente Cornette de Saint-Cyr. 2000.
Rien à déclarer, départ Galerija Skuc, Ljubljana, arrivée attitudes, Genève.1999.
Cet été là ... , Centre Régional d'Art Contemporain, Sète, 1998.
Etats de rire, Centre d'Art Contemporain, Rueil-Malmaison, 1998.
Plus proche de son public avec R.B. , Foire Internationale d'Art Contemporain, Paris, 1998.
avec le soutien de A.G.G. Agence A Votre Image.
PROGRAMMATIONS VIDEO
Ecole d'art de Rueil-Malmaison, 2003.
pretext 5, Batofar, programmation vidéo, 2002.
Le lieu unique, Nantes, 2002.
Batofar cherche ...la Suisse, programmation vidéo (sélection attitudes Genève), Batofar, Paris, 2002.
Expérimenter le réel, Centre d'art Contemporain cimaises et portiques, Albi, 2001.
CCC, Le poste, Lyon, 2001.
Ninkasi, Lyon, 2001.
La rue Louise Weiss fait son cinéma, galeries du 13 ème, Paris, 2000.
Musée des Beaux-arts, Valenciennes, 1999.
M.J.C. Terre-Neuve, Dunkerque, 1999.
imagespassages, Annecy, 1999.
« Préface ROSA », Accès Local, Paris, 1999.
Fabbrica Europa, Centro di creazione e di cultura, Florence, 1999.
Festival de l'art en vidéo , Musée d'Art Contemporain, Lyon, 1999.
« Vidéothèque Ephémère », Videonale 8, Musée d'Art Contemporain, Bonn 1998.
« Ephémères 1 », Aubervilliers, 1998.
CATALOGUES / MONOGRAPHIES
Ateliers 1997—2002, centre national de la Photographie, texte F . Piron, 2003.
Savoir disposer ses couleurs (monographie).
Edition du cneai, Chatou et la BF 15,Lyon. , 2002.
Mire, printemps 2001, Jérémie Gindre, 2001.
Vues, éditions de la Villa Saint-Clair, Sète, 2000.
Constellation 3, ville de Paris, 2000
Art actuel, Pierre Cornette de Saint-Cyr, 2000.
Aux couleurs du Frac Languedoc-Roussillon (monographie), édition du Frac L-R, 1998.
Cet été là... , Centre Régional d'Art Contemporain, Sète, 1998.
Merci monsieur Boccanfuso, Arnaud Labelle-Rojoux, C.A.C., Rueil-Malmaison, (monographie)
1998.
Raphaël Boccanfuso
Interventions dans la Ville de Pontault-Combault
Du 27 février au 27 mars 2003
Rendez-vous au Centre Photographique d'Ile-de-France
107, avenue de la République, 77240 Pontault-Combault
le samedi 1er mars à 11h30
Moyens d'accès depuis Paris :
En autocar : aller-retour le 1er mars, rendez-vous place de la Bastille à 11h.
Réservation obligatoire au 01 70 05 49 80.
En voiture : autoroute A4 (porte de Bercy) direction Metz-Nancy,
Sortie Pontault-Combault (gare). En ville suivre “ centre ville ” puis “ Centre Photographique d'Ile-de-France”.
En train (30 minutes) : départ gare de l'Est direction Tournan ou Coulommiers, descendre à Emerainville/pontault-Combault. CPIF à 10 minutes à pied de la gare.
« Illustration non contractuelle à caractère d'ambiance »
Raphaël Boccanfuso en résidence à Sénart
Vernissage le lundi 24 février 2003 à 18 H 00
en présence de l'artiste
Ferme du Coulevrain – Ecomusée à Savigny-le-Temple – Bourg
Exposition présentée
A la ferme du Coulevrain / Ecomusée
A Savigny-le-Temple / bourg
Du 25 février au 23 mars 2003
Exposition ouverte du mardi au vendredi
de 9 H 00 à 12 H 00 et de 14 H 00 à 17 H 00
le samedi et le dimanche de 15 H 00 à 18 H 00
place Georges-Henri Rivière
77176 Savigny-le-Temple
Tél. : 01 64 41 75 15
Moyens d'accès depuis Paris :
En voiture (30 minutes) : autoroute A6 (porte d'Orléans) direction Lyon, sortie N 104 Sénart, sortie Corbeil-Essonnes Rive Droite, direction Corbeil N 446/N 448, suivre tout droit jusqu'à Savigny Le bourg.
« Marianne »
inauguration du buste de Marianne en salle du conseil
le samedi 1er mars à 12h30
en présence de l'artiste
Mairie de Pontcarré, Pontcarré.
elle sera présente
en salle du conseil de la Mairie de Pontcarré
du samedi 1er mars au 5 avril 2003
les lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi de 10h00 à 12h30
le mercredi de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 19h00
Marie de Pontcarré
Place Jean Moulin
77135 Pontcarré
tél. 01 64 66 31 55
fax. 01 64 66 03 35
accès :
En voiture : autoroute A4 (porte de Bercy) direction Metz-Nancy,
sortie D 471 Gretz-Tournan, au deuxième rond-point sortie Pontcarré-centre.
En RER / bus : RER A départ Gare de Lyon direction Marne-la-Vallée, descendre à Torcy, prendre bus n° 13 direction Ozoir-la-Ferrière, descendre Pontcarré Mairie.
En train / bus : départ gare de l'Est direction Tournan ou Coulommiers, descendre à Ozoir-la-Ferrière, prendre bus n° 13 direction Torcy, descendre Pontcarré Mairie.
Raphaël Boccanfuso expose également à La Borne, Saint-Jean de la Ruelle (Loiret), du 14 février au 2 mars 2003.
La mairie de Saint-Jean de la Ruelle présente une « Marianne » du 14 février au 30 mars 2003. Vernissage le 14 février à 17h30.
Source Texte : cpif (http://www.cpif.net)
Genre : exposition
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Raphaël BOCCANFUSO (plasticien),
Passage(s) : Mairie de Pontcarré Pontcarré 77135 ,
Source Artishoc : cpif - http://www.cpif.net
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