Mieux qu'ici

Expositions

20 Janvier - 14 Avril 2019

Paul Pouvreau

Le magazine des jours

Dix ans après sa participation à l’exposition collective intitulée L’Île de Morel, Paul Pouvreau présente au CPIF une monographie.

La proposition, qui s’attache à parcourir l’œuvre d’un des artistes les plus passionnants de sa génération (né en 1956 à Aulnay-sous-Bois), articule des images anciennes à de plus récentes, produites pour l’occasion.

 

Commissariat : Paul Pouvreau et Nathalie Giraudeau

 

Utilisant des matériaux du quotidien, ustensiles ménagers, poussière, emballages en carton, sacs plastiques, affiches publicitaires, Paul Pouvreau bâtit des espaces et des moments poétiques : des incidents dans un quotidien de signes mornes ; des illuminations de sens et de petits plaisirs visuels.

Une partie de son travail, qui met sur le même plan les gestes architectural, sculptural, performatif, graphique et photographique, pourrait être lue comme burlesque - ce registre qui utilise la catastrophe, le détournement et le brouillage de la hiérarchie des valeurs comme perturbateur d’un ordre établi. Dans cette forme de comique, l’homme est aux prises avec les éléments - ici générés par l’idéal commercial -, la profusion de signes tels des « détritus visuels »*.

« L’enchantement du trivial fut le projet pop, après quoi les artistes conceptuels firent des objets de consommation des fétiches livrés à nos manies (série, collection, classification...). Paul Pouvreau se détache de ces héritages, il aime construire dans le crépuscule de la marchandise, de nouveaux repères », écrivait Michel Poivert**.

* Antonia Birnbaum, in Le Monde à plat, Éditions Loco, 2017.
** Michel Poivert, in Variations saisonnières, Édition Galerie municipale Jean Collet, 2016

 

Vernissage public, le samedi 19 janvier, à 15h
Navette gratuite depuis Paris, sur réservation à contact@cpif.net
Départ depuis Bastille à 14h30
Retour pour 18h30 environ

 

Paul Pouvreau est né en 1956 à Aulnay-sous-Bois (93). Après avoir obtenu son DNSEP à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges, il a enseigné jusqu’en 2009 la photographie à l’École Supérieure des Beaux-Arts du Mans. En parallèle, il a réalisé de nombreuses expositions, en France et à l’étranger, monographiques ou collectives. Depuis 2010, il est professeur à l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : Arthothèques de Caen, Vitré, Limoges, Lyon et Nantes ; Fonds National d’Art Contemporain ; FRAC Corse, Franche-Comté, Limousin, Paris et Alsace ; Musée de Valence ; Caisse des dépôts et des consignations (collection Beaubourg) ; etc.

Depuis le début des années 1980, Paul Pouvreau développe un travail photographique où il met en scène des objets banals : poussière, ustensiles ménagers, cartons et sacs plastiques, par exemple. Il s’agit, dit-il, de porter attention à ces petits riens dans lesquels se loge souvent presque tout. Dans les années 1990, il introduit aussi un personnage au visage toujours imperceptible, traité comme le sont les objets : de manière anonyme. Si Paul Pouvreau se nourrit du réel, il puise également dans l’Histoire de l’Art et met en scène ses photographies sous formes d’installations. Car ce ne sont pas seulement les objets qui intéressent l’artiste mais aussi les logos, les formes variées des emballages, la manière dont ces signes visuels dialoguent avec l’espace du quotidien et celui de l’exposition. Ces dernières années, son travail s’est aussi enrichi de la pratique du dessin.

 

Agenda : 

Rencontre dialoguée, samedi 16 mars 2019, à 15h
Navette gratuite depuis Paris, sur réservation à contact@cpif.net

P'tit Atelier, les 7 et 8 mars 2019, de 10h à 17h
Autour de l'exposition, stage de pratique pour les 7-14 ans.   

Sam'di en famille, les 9 février, 23 mars et 6 avril 2019, à 15h
Pour explorer l'exposition autrement, à partir de 5 ans, sur réservation à contact@cpif.net 
 

 

Exposition réalisée avec le concours de la Collection du FDAC de l’Essonne / Domaine départemental de Chamarande, et de la galerie Les filles du calvaire, Paris.

Visuel : Mieux qu'ici, 2014 © Paul Pouvreau

 

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